NUTRITION & MARATHON

Que manger avant un marathon ?

Bien préparer un marathon ne consiste pas seulement à accumuler les kilomètres. Votre alimentation dans les jours précédant la course joue aussi un rôle essentiel. Que manger la semaine avant, la veille et le matin du départ ? Voici les repères pour préparer votre stratégie nutritionnelle sans bouleverser vos habitudes.

L'essentiel à retenir avant un marathon

01

Anticiper

La préparation nutritionnelle commence plusieurs jours avant la course.

02

Privilégier les glucides

Les apports glucidiques contribuent à reconstituer les réserves de glycogène.

03

Ne rien improviser

Repas, boissons et produits énergétiques doivent avoir été testés à l'entraînement.

Que manger la semaine avant un marathon ?

La dernière semaine avant un marathon correspond généralement à une période de réduction du volume d'entraînement. L'objectif n'est plus de chercher à améliorer sa condition physique, mais d'arriver au départ avec des réserves énergétiques suffisantes et un système digestif confortable.

Entre J-7 et J-3, conservez une alimentation variée et régulière. Les glucides occupent une place importante, mais les protéines, les lipides et les micronutriments restent nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.

Exemple d'une journée alimentaire à J-5

Petit-déjeuner

Pain ou flocons d'avoine, yaourt ou autre source de protéines, fruit et boisson habituelle.

Déjeuner

Riz ou pâtes, légumes cuits, poulet ou alternative végétale et fruit.

Collation

Pain avec confiture, compote ou autre collation adaptée à la faim.

Dîner

Pommes de terre ou semoule, légumes, poisson ou autre source de protéines.

Exemple qualitatif, non individualisé : les portions doivent correspondre aux besoins et aux habitudes du sportif.

À ce stade, il n'est généralement pas nécessaire de multiplier les gels ou les compléments alimentaires. Une organisation cohérente des repas est souvent préférable.

Faut-il augmenter les glucides avant un marathon ?

Oui, une augmentation des apports en glucides peut être pertinente avant une épreuve d'endurance prolongée. Elle vise à optimiser les réserves musculaires de glycogène, une forme de stockage des glucides utilisée pendant l'exercice.

Les recommandations de nutrition sportive décrivent des stratégies de recharge de l'ordre de 8 à 12 g de glucides par kilogramme de poids corporel et par jour pendant les 36 à 48 dernières heures avant une épreuve prolongée.

Ces valeurs correspondent à une stratégie de recharge élevée, principalement destinée à optimiser la disponibilité du glycogène. Elles ne doivent pas être appliquées automatiquement : les objectifs, le niveau, l'appétit et la tolérance digestive varient selon les personnes.

Exemple théorique

Pour un coureur de 70 kg, une stratégie de 8 g/kg/jour représenterait 560 g de glucides par jour. Ce chiffre illustre une recommandation sportive, pas un objectif universel à reproduire.

Quels aliments privilégier ?

  • Riz, pâtes, semoule et pommes de terre.
  • Pain, biscottes et céréales familières.
  • Compotes, bananes et fruits bien tolérés.
  • Confiture, miel ou autres sources de glucides.
  • Boissons glucidiques si elles ont été testées.

L'idée est de répartir les apports au cours de la journée plutôt que de concentrer de très grandes quantités au dîner.

Pour comprendre les besoins pendant la compétition elle-même, consultez notre guide : combien de glucides consommer par heure d'effort ?

Que manger la veille d'un marathon ?

Le repas de la veille est souvent source d'inquiétude. Pourtant, il ne doit pas devenir une expérience culinaire ou un repas exceptionnellement copieux.

Privilégiez des aliments connus, faciles à digérer et suffisamment riches en glucides, tout en évitant les excès susceptibles d'entraîner un inconfort digestif.

Exemple de dîner avant un marathon

  • Une portion adaptée de pâtes ou de riz.
  • Du poulet, du poisson ou une autre source de protéines habituelle.
  • Une petite portion de légumes cuits bien tolérés.
  • Du pain si nécessaire pour compléter les apports glucidiques.
  • Une compote ou un dessert familier.

Les aliments à limiter selon sa tolérance

Certains aliments peuvent favoriser les troubles digestifs chez les personnes sensibles : repas très gras, plats épicés, grandes quantités de fibres, légumineuses inhabituelles ou boissons alcoolisées.

Il n'est pas nécessaire d'éliminer systématiquement tous ces aliments. L'essentiel est de tenir compte de sa tolérance individuelle et des expériences réalisées avant les sorties longues.

Le piège de la pasta party

Une énorme assiette de pâtes la veille ne remplace pas une préparation alimentaire adaptée pendant les jours précédents. Mieux vaut une répartition progressive des glucides qu'un repas démesuré.

Quel petit-déjeuner prendre avant un marathon ?

Le petit-déjeuner contribue à restaurer notamment les réserves hépatiques de glycogène après le jeûne nocturne et à apporter de l'énergie avant le départ.

Le repas principal est généralement pris 2 à 4 heures avant la course, selon son volume, son contenu et la tolérance digestive du coureur.

Il doit privilégier des aliments riches en glucides, connus et faciles à digérer. Les repas très riches en lipides ou en fibres peuvent être moins bien tolérés avant un effort prolongé.

Exemple de petit-déjeuner avant un marathon

  • Pain blanc ou autre pain bien toléré.
  • Confiture ou miel.
  • Banane mûre ou compote.
  • Eau selon les besoins.
  • Café ou thé uniquement si vous avez l'habitude d'en consommer avant de courir.

Les quantités sont à adapter à l'horaire du départ, au poids, aux besoins et à la tolérance digestive.

Et si le départ est très tôt ?

Un marathon commençant à 8 h peut rendre difficile la prise d'un repas complet plusieurs heures auparavant.

Dans ce cas, une organisation comprenant un petit-déjeuner plus léger et éventuellement une collation complémentaire peut être envisagée selon les habitudes du coureur.

Pain avec confiture, compote, boisson glucidique ou autre produit connu peuvent être des options. L'important est de tester ce fonctionnement à l'entraînement.

Comment s'hydrater avant un marathon ?

L'objectif est d'arriver sur la ligne de départ correctement hydraté, sans chercher à boire des quantités excessives.

Les besoins dépendent de la température, de la transpiration, des habitudes et des caractéristiques individuelles.

  • Boire régulièrement au cours des jours précédant la course.
  • Éviter de chercher à compenser une hydratation insuffisante au dernier moment.
  • Adapter les apports à la chaleur et aux conditions de compétition.
  • Ne pas forcer une consommation excessive d'eau avant le départ.
Attention à la surhydratation

Boire trop d'eau, notamment pendant un effort prolongé, peut contribuer à une hyponatrémie associée à l'exercice. La stratégie doit rester adaptée aux besoins individuels.

Que manger juste avant le départ ?

Si plusieurs heures se sont écoulées depuis le petit-déjeuner, une petite collation riche en glucides peut être envisagée, selon la faim, les habitudes et la tolérance digestive.

Quelques possibilités déjà testées :

  • Une petite compote.
  • Une portion de banane.
  • Une petite collation à base de pain.
  • Une boisson contenant des glucides.

Un gel énergétique pris juste avant le départ n'est pas obligatoire. Son utilité dépend du reste de la stratégie de ravitaillement.

Et pendant le marathon ?

Le ravitaillement pendant la course doit être préparé avant le jour J. Les objectifs en glucides varient selon la durée de l'effort et la capacité d'absorption digestive.

Les gels, boissons énergétiques et autres aliments doivent être expérimentés lors des sorties longues.

Après la course, les besoins changent : découvrez également que manger après une sortie longue pour favoriser la récupération.

Les 6 erreurs alimentaires à éviter avant un marathon

1. Changer toutes ses habitudes

Tester un nouveau petit-déjeuner, une boisson ou un complément le jour de la course.

2. Trop manger la veille

Un dîner excessivement copieux peut augmenter l'inconfort digestif.

3. Négliger les glucides

Des réserves de glycogène insuffisantes peuvent compromettre l'effort prolongé.

4. Trop boire

Une consommation excessive d'eau peut être dangereuse, notamment pendant l'épreuve.

5. Copier le menu d'un autre sportif

Les besoins et la tolérance digestive diffèrent d'un coureur à l'autre.

6. Ignorer les troubles digestifs

Des difficultés récurrentes doivent être prises en compte bien avant la compétition.

Pour construire une stratégie individuelle, un professionnel qualifié peut vous aider. Découvrez pourquoi consulter un diététicien du sport et dans quelles situations un suivi peut être utile.

FAQ : alimentation avant un marathon

Que manger trois jours avant un marathon ?

Une alimentation régulière, suffisamment riche en glucides et adaptée à la réduction de l'entraînement. Une recharge glucidique plus importante peut être envisagée durant les 36 à 48 dernières heures, selon les besoins individuels.

Faut-il manger des pâtes la veille ?

Non, les pâtes ne sont pas indispensables. Riz, pommes de terre, semoule ou d'autres aliments riches en glucides peuvent convenir s'ils sont bien tolérés.

Peut-on courir un marathon à jeun ?

Partir sans apport alimentaire après une nuit de jeûne n'est généralement pas une stratégie recommandée pour une compétition d'endurance aussi longue. Les situations individuelles nécessitent toutefois une évaluation adaptée.

Combien de temps avant le départ faut-il manger ?

Un repas principal est généralement prévu 2 à 4 heures avant la course. Une collation plus proche du départ peut convenir selon sa composition et la tolérance digestive.

Faut-il prendre un gel avant le départ ?

Ce n'est pas obligatoire. L'intérêt d'un gel dépend du petit-déjeuner, de l'horaire de départ et de la stratégie glucidique prévue pendant la course.

Peut-on boire du café avant un marathon ?

Oui, si le café fait partie de vos habitudes et qu'il est bien toléré. Évitez de tester une quantité inhabituelle de caféine le matin de la compétition.

Faut-il éviter les fibres avant un marathon ?

Une réduction temporaire des aliments très riches en fibres peut être utile chez les coureurs sensibles aux troubles digestifs. Elle n'est pas obligatoire pour tout le monde.

Sources et références